11-02-2010
Bientôt de nouveaux articles!
Bonjour à tous,
Bientôt de nouveaux articles sur le blog.
N'hésitez-pas à m'envoyer des suggestions de thèmes!
28-01-2010
Enfin un nouvel article! : Bremerhaven
Bremerhaven est l’une des deux villes du Land de Brême, avec la ville éponyme. Les deux communes, Brême et Bremerhaven (qui signifie littéralement « port de Brême ») sont distante d’une soixantaine de kilomètres et se situent le long de la Weser. Ville ouvrière et portuaire, détruite pendant la guerre, Bremerhaven ne bénéficie pas d’un patrimoine historique conséquent. La ville ne porte son nom que depuis l’après-guerre et résulte de la fusion de plusieurs communes construites sur la Weser. Bremerhaven est d’ailleurs bâtie tout en longueur, du quartier résidentiel de Wûhlsdorf où l’on trouve quelques maisons au toit de chaume, au sud, au port à conteneurs situé sur la mer du Nord.
La ville est assez sinistrée, elle tenait d’ailleurs le plus fort taux de chômage de la RFA du temps de la partition de l’Allemagne. Aujourd’hui, elle mise sur le tourisme pour se redynamiser. Tout le quartier à proximité du port de pêche est en pleine reconstruction, avec l’ouverture d’hôtels de luxe, de centres commerciaux (le plus récent est curieusement nommé ‘Mediteraneo’ et les bâtiments en carton-pâte se veulent évoquer le sud de l’Europe (pour résumer, il n’est pas très couleur locale et jure un peu dans le paysage)), et de musées assez intéressants. Par contre, l’ancienne rue principale est morose, avec la moitié des boutiques qui ont mis de la clé sous la porte, et contraste fortement avec le neuf clinquant du quartier touristique.
Le port de pêche est resté authentique et il est bordé de nombreux restaurants de poissons et de fumeries où l’on peut acheter crevettes, saumons, anguilles et autres poissons.
28-11-2009
La Schildergasse
Le quartier de la Schildergasse regroupe toutes les grandes enseignent allemandes et internationales : plusieurs H&M, Zara, Orsay, Deichman, Pohland… ainsi que des grands magasins (Karstadt, Galeria Kaufhof, Jacobi). Ce n’est pas là que l’on trouve la petite boutique de créateur (pour cela, aller plutôt dans le Agnesviertel) ou la boutique la plus chic mais il est impossible de ne pas trouver au moins une pièce à son goût au vu du nombre de boutiques. Ce sont dans la grande majorité des boutiques de vêtement mais on trouve quand même une librairie Mayersche, deux-trois magasins de déco/gadgets/objets et quelques cafés pas trop désagréables pour une pause, mais sans plus, et, bien sûr, l’inévitable vendeur de saucisses !
Il est quasiment impossible d’avancer à une vitesse normale le samedi après-midi et pendant l’Avent. Mieux vaut passer par d’autres rues lorsque l’on est pressé. Par contre à la fermeture des magasins le soir et le dimanche, la rue est déserte, contraste saisissant par rapport à l’animation qui y règne pendant la journée.
La Schildergasse a son site internet, mais il n’est pas très intéressant. Le voici quand même si vous souhaitez en savoir plus sur les commerces qui y sont présents :
http://www.schildergasse.de
23-11-2009
Berlin : Unter den Linden
Unter den Linden est sans doute l’avenue la plus connue de Berlin. Au temps de la ville scindée en deux, elle se situait à l’Est. Son équivalent à l’Ouest en termes de prestige était le Kurfürstendamm.
L’avenue part de la porte de Brandenburg pour rejoindre l’Ile des Musées, et, dans son prolongement, l’Alexanderplatz. Bordée à la fois d’édifices anciens et de bâtiments moches, l’avenue se distingue par la largeur de ses trottoirs arborés, ses larges perspectives et sa longueur (1,5 km). Elle est prolongée côté Ouest par l’avenue du 17 Juin, avec, au centre du Tiergarten, la célèbre Siegessäule (colonne de la Victoire) et le Schloss Bellevue, résidence officielle du Président de la République Allemande.
Au mois de juillet, Unter den Linden était en travaux sur plusieurs endroits, en particulier près de la porte du Brandenburg. Lieu touristique, l’avenue est cependant beaucoup moins fréquentée que les Champs-Elysées à Paris et les boutiques de souvenir sont cantonnées à proximité de la Pariser Platz.
On y trouve, entre autres, la Humboldt Universität, la Staatsbibliothek, le Deutsche Staatsoper, l’Ambassade de Russie (bâtiment impressionnant et très pompeux), le monument commémoratif des soldats morts pendant les guerres (Neue Wache) avec la statue de la « mère pleurant son enfant mort » et des palais. L’avenue se termine (ou commence) au niveau du Schlossbrückeà côté duquel est érigée la cathédrale.
Tout près d’Unter den Linden se trouve le magnifique Gendarmenmarkt, exemple d’architecture néo-classique à Berlin. On y trouve notamment la cathédrale catholique et le Französischer Dom, église des huguenots réfugiés à Berlin, aujourd’hui transformée en musée.
Unter den Linden est jouxtée de nombreux cafés et restaurants. On peut en trouver à des prix pas du tout prohibitifs. Pour cela, ce n’est pas de la grande gastronomie, mais au moins, on n’a pas l’impression de se faire systématiquement avoir sous prétexte qu’il s’agit d’un lieu touristique.
14-11-2009
Berlin : La Potsdamer Platz
Symbole du renouveau de Berlin, la Postdamer Platz avait été laissée quasiment à l’abandon entre les bombardements de 1945 et la chute du mur de Berlin. A la jonction des secteur américains, britanniques et soviétiques, elle est traversée en 1961 par le mur. A partir de 1990, elle fait l’objet d’un vaste projet architectural de réaménagement, notamment mené par Renzo Piano. Peu d’habitations y sont construites mais de nombreux immeubles de bureau, dont l’impressionnant Sony Center. La gare devient l’un des principaux axes d’échange de Berlin. Immense et quelque peu impersonnelle, la Potsdamer Platz est toutefois un lieu de vie et le point de rendez-vous de nombreux berlinois. Elle comprend en effet plusieurs cafés et restaurants, des multiplexes cinématographiques et elle est située tout près du bâtiment de la Philharmonie.
11-11-2009
Berlin, où trouver des traces du mur ?
Alors que le 9 novembre 2009 l’on commémore la chute du Mur de Berlin, il ne reste que peu de vestiges de ce dernier dans la ville. Le plus grand se situe au Mauerpark, au nord-est de la ville près du Scheunenviertel. Il reste aussi des segments bien conservés au niveau de la « Topographie de la terreur » et sur la Mühlenstrasse, sur plus d’un kilomètre. Ce pan est connu aujourd’hui sous le nom de East Side Galerie. Quelques fragments sont présentés sur la Potsdamer Platz, qui était un immense no man’s land lorsque le mur était érigé (il pouvait y avoir plusieurs centaines de mètres entre le pan ouest et le pan est du mur). On peut aussi suivre le tracé sur toute l’esplanade devant le Reichstag et la Brandenburger Tor. Trois miradors subsistent aussi et ont été classés, tout comme le mur, monument historique.
Certains fragments ont été découpés et offerts ou bien acquis par des particuliers, des institutions ou des sociétés. Ainsi, on retrouve de nombreux blocs d’environ 2 m de haut sur 50 cm de large devant des hôtels, des ministères etc., mais ils ne sont pas situés du tout à l’emplacement original du mur.
Dans n’importe quelle boutique de souvenir des fragments du mur sont aussi à vendre, mais leur authenticité n’est pas toujours prouvée. Un indice : le morceau ne doit pas être coloré des deux côtés puisqu’il n’y avait pas de tags du côté Est.
Pour avoir un tracé exact du mur dans Berlin, voyez ce lien vers le site de la ville de Berlin : http://www.berlin.de/mauer/verlauf/index/index.fr.php
12-10-2009
Berlin: Alexanderplatz
L’Alexanderplatz
était un des principaux lieux de rencontre des berlinois de l’Est. Elle est
située dans le quartier de Mitte, au Nord de l’île des Musées, dans le
prolongement de Unter den Linden. L’architecture de la place est vraiment
moche, mais paradoxalement, elle conserve un certain charme car c’est un lieu
de vie avec de nombreux cafés, restaurants, magasins et des gens de tous styles
qui s’y rencontrent. Mais bon, ne cherchez pas du typique ou de l’authentique
dans les commerces, ce ne sont des lieux
assez impersonnels et froids. L’Alexanderplatz est le passage obligé pour
rejoindre les quartiers tels que
Scheunerviertel ou Spendau.
La tour de télévision est le monument incontournable de l’Alexanderplatz et domine tout Berlin. On la repère d’ailleurs facilement de l’avion en atterrissant à Schönefeld. La visite vaut le coup pour la vue que l’on a de Berlin. Faisable pour les personnes souffrant de vertige, ce n’est pas trop étroit et on est bien à l’abri. Ascenseur très rapide. L’entrée est un peu chère, mais bon, c’est un des incontournables ! A l’étage supérieur se trouve un restaurant rotatif panoramique. La déco n’a pas changé depuis la chute du mur, un peu ringarde donc. Ce n’est pas de la haute cuisine, mais on a vraiment l’impression de faire un saut dans le temps sans que cela ne semble faussement authentique.

Autres choses à voir Alexanderplatz : la célèbre
horloge universelle, les bâtiments de la plus belle architecture socialiste, la
Haus der Lehrers avec sa frise à la gloire du peuple, la vieille église qui
semble totalement anachronique
15-09-2009
Berlin : les incontournables
Voici (selon moi, donc avec une certaine subjectivité) la liste des 10 incontournables à voir à Berlin
- La porte de Brandebourg
- Le Reichstag
- Unter den Linden et le Gendarmenmarkt
- Alexanderplatz
- Potsdamerplatz
- Le mémorial des juifs exterminés
- La Gedächniskirche (église du souvenir)
- Le Scheunenviertel (quartier des granges)
- L’épicerie fine du KaDeWe !
13-09-2009
Berlin: présentation générale
Berlin
est la capitale de l’Allemagne et anciennement de la Prusse. Huit fois plus
grande que Paris, Berlin compte plus de 3,4 millions d’habitants. Un tiers de la surface de la ville est
recouvert de lacs et de forêts. Ceux-ci sont surtout situés dans les quartiers
périphériques, mais le centre est lui-même très arboré, et le Tiergarten est un
immense parc qui s’étend sur plus de trois kilomètres entre le Reichstag et le
quartier de Charlottenburg. Le climat est continental et il peut y faire très
froid en hiver.
Deux villages de pêcheurs sont à l’origine de Berlin : Berlin et Cöllin. L’emblème de la ville est l’ours. Les huguenots chassés de France à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 vont en partie s’installer à Berlin et jouent un grand rôle dans le développement de la ville à la fin du 17e siècle. En 1701, la Prusse devient un royaume dont Berlin est la capitale. Frédéric Ier, premier souverain, y fait construire le château de Charlottenburg. Sous le règne de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse , la ville devient un siège militaire important, puis sous Frédéric II, couronné en 1740, la capitale des Lumières (Aufklärung) en Allemagne. En 1871, Berlin devient la capitale de l’Allemagne unifiée, mais la ville n’est pas préparée à assumer ce rôle et de nombreux travaux d’aménagement et d’assainissement (construction d’un égout notamment) sont nécessaires. Pendant l’entre-deux guerres, Berlin, dont la population souffrit de la famine pendant la 1re Guerre mondiale, est le témoin de nombreuses émeutes. En 1933, elle est la capitale du 3e Reich. Presque entièrement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, Berlin est ensuite découpée en quatre secteurs d’occupation. En 1949, le secteur soviétique devient la capitale de la RDA, tandis que les secteurs américains, britanniques et français deviennent une ville enclavée en Allemagne de l’Est. Suite au fort exode de la population de l’Est vers l’Ouest de la ville, le mur de Berlin est construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961. Il ne sera détruit qu’en 1989. Suite à la réunification de l’Allemagne, Berlin redevient la capitale du pays. D’immenses travaux, non encore achevés aujourd’hui, sont entrepris pour construire les anciens « no man’s lands », les bâtiments et monuments.
Aujourd’hui, Berlin est vraiment une ville étonnante où l’histoire est présente à chaque coin de rue. C’est à la fois une ville ancienne, avec la présence de monuments historiques et de vieux quartiers (pour la plupart situés à l’Est, reconstruits à l’identique après la guerre) et une ville en perpétuelle mutation, non figée, qui se bâtit sous nos yeux. En cela, et aussi pour la richesse de sa vie culturelle, son atmosphère unique, Berlin est une ville fascinante.
15-08-2009
Erfurt

Dernier article sur la Thuringe avec Erfurt, capitale du Land.
Il s'agit de la plus grande ville de Thuringe, avec 200 000 habitants. Elle est le siège d'une des plus vieilles universités d'Allemagne et d'un évêché, d'où le grand nombre de monuments religieux. C'est dans cette ville que Martin Luther mena une partie de sa vie monacale. Erfurt a aussi vu passer Bach, Schiller ou encore Goethe. Le centre historique de la ville est l'un des plus vaste centres médiévaux d'Allemagne, et l'un des mieux conservés. La ville est traversée par de nombreux cours d'eau, enjambés par des ponts plus ou moins pittoresques, dont le plus célèbre est certainement le Krämerbrücke (Pont des épiciers), sorte de Ponte Vecchio allemand.
Erfurt n'est vraiment pas gangrénée par le tourisme, on peut y flâner tranquillement, sans être assailli par les hordes de cars et de groupes et sans qu'une boutique de souvenirs se présente à chaque coin de rue. Mais, même si elle est moins célèbre que Weimar, la commune d'Erfurt a mieux préservé et mis en valeur son patrimoine. Les rues du centre-ville sont bordées de nombreux cafés et restaurants (prix en général très abordables) et de petites boutiques parfois très originales. Il y a aussi de nombreux bons glaciers, dont un au pied du Krämerbrücke qui permet de jouir de la vue sur le pont depuis la terrasse.
En été, Erfurt accueille un grand festival au pied de la cathédrale où sont représentés des opéras et des pièces de théâtre en plein air. Un concours d'orgue international y est aussi organisé.
Le point négatif, et néanmoins surprenant, est que, plus encore qu'à Iéna ou Weimar, il n'y a aucune transition entre le quartier ancien et les nouvelles constructions datant de la RDA. Une rue peut ainsi être d'un côté bordée de maisons à colombages et, de l'autre côté, de barres d'immeubles en béton construites à la va-vite sans que la beauté architecturale ne soit un critère d'appréciation possible. On est projeté d'un coup plusieurs siècles plus tard, ce qui procure une étrange sensation, comme s'il manquait un quartier "tampon" entre ceux du 18e siècle et ceux dantant des années 1950.
Si vous souhaitez aller à Erfurt, le site Internet de la ville (en français) est assez complet et pratique:
http://www.erfurt.de/ef/fr/



















